S’asseoir est aussi néfaste que fumer, mais fumer est toujours aussi mauvais

Nous avons tous entendu dire que rester assis était aussi néfaste que fumer. Il est clair que les longues stations assises et la sédentarité comportent des risques pour la santé, que nous aborderons plus tard dans cette série. Toutefois, une phrase tout aussi accrocheuse qu’elle soit ne diminue en rien la gravité des risques associés au tabagisme. En fait, de nouvelles données font état d’un lien entre la douleur, les problèmes musculosquelettiques (MS) et le tabagisme.

Tabagisme et problèmes MS

1. Artères obstruées

L’athérosclérose, une forme d’artériosclérose, provoque une accumulation de plaques sur les parois artérielles. C’est l’un des principaux facteurs de risque associés au tabagisme. Lorsque survient une blessure, le sang afflue vers la région lésée pour aider la guérison. Or, le tabagisme contribue à l’obstruction des artères, ce qui limite le flux sanguin, en particulier aux très petits vaisseaux comme ceux qui irriguent les os et les disques de la colonne vertébrale. Cette baisse de l’apport sanguin diminue la capacité du corps à guérir.

2. Diminution de la densité osseuse

La nicotine, l’élément chimique addictif de la cigarette, comporte d’autres dangers. La nicotine est également reconnue pour inhiber les ostéoblastes, les cellules spécialisées dans la production des tissus osseux. Les os perdent alors leur masse et leur densité et deviennent poreux, et donc plus vulnérables aux fractures. C’est ce qu’on appelle l’ostéoporose. Cependant, certains des risques pour la santé liés au tabagisme sont réversibles. Il est préférable d’arrêter de fumer le plus tôt possible.

3. Perception de la douleur

Selon une étude publiée, les fumeurs sont trois fois plus susceptibles de souffrir de dorsalgie. De plus, la cartographie des circuits du cerveau associés à la dépendance et à la gratification a révélé que le tabagisme affecte la manière dont le cerveau perçoit la douleur et y répond, ce qui pourrait expliquer la vulnérabilité plus grande des fumeurs à la chronicité. Les chercheurs ont également démontré que le fait d’arrêter de fumer, avant ou pendant un traitement, améliore considérablement la guérison de la dorsalgie.

Baisse du tabagisme

Des études ont démontré que les interdictions de fumer dans les espaces publics et les édifices ont un effet positif sur le tabagisme et sur l’état de santé général au Canada et ailleurs dans le monde. Ainsi, selon une étude réalisée, l’Île-du-Prince-Édouard a démontré qu’une interdiction généralisée du tabac a permis de réduire le nombre d’hospitalisations pour infarctus aigu du myocarde et pour angine.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter

Si vous fumez et souffrez de dorsalgie ou d’un autre problème MS, vous devriez sérieusement songer à arrêter de fumer. Après quelques jours seulement, vous pourriez constater une diminution de la douleur et une amélioration de votre état général. Ce n’est pas facile d’arrêter de fumer, mais le jeu en vaut la chandelle.
 
source: association chiropratique canadienne